LES SOINS DE SANTÉ À L’ÉPOQUE COLONIALE : UN REGARD RÉTROSPECTIF
Tribune d’expression libre de Maître Charles OMAMBO LOSEKE, Consultant-Formateur spécialisé en droit sanitaire, jurisconsulte, écrivain et défenseur des droits des malades et des soignants.

Le pouvoir colonial avait mis un accent particulier, en matière sanitaire, sur la prévention des maladies. Celle-ci était concrétisée par des mesures d’hygiène publique et d’assainissement, l’inspection régulière des aliments, en particulier des abattoirs, l’aménagement des sources d’eau, le contrôle des maladies, etc.
En cas de violation de ces règles, les sanctions étaient immédiates et sévères. Quant aux soins de santé, il y avait plusieurs régimes de financement applicables.
D’abord, la couverture limitée de soins gratuits en faveur des indigènes ou populations autochtones ou assimilées. Tout était gratuit dans les hôpitaux publics, infirmeries et dispensaires d’État.
Ensuite, les soins gratuits obligatoires assurés par les employeurs, en particulier les grandes entreprises minières et agricoles, en faveur de leurs employés.
En parallèle, les missions religieuses catholiques et protestantes prodiguaient des soins gratuits ou payants à très faibles coûts. Ces missions étaient subventionnées par le pouvoir colonial ou par les grandes fondations.
Enfin, les colons, les étrangers et les évolués qui avaient un revenu sûr et régulier payaient les soins à des tarifs réduits progressifs.
Entre-temps, les indigènes recouraient intensément aux plantes médicinales et autres solutions locales. En conclusion, les pouvoirs publics coloniaux avaient privilégié la prévention des maladies.
Toutes les dispositions nécessaires garantissaient l’accès aux traitements sans trop de difficultés.
Face aux budgets réduits et à la demande toujours croissante d’accès aux soins, l’État peut s’inspirer du modèle colonial dans son volet prévention, par des mesures d’hygiène et d’assainissement.
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