PLAIDOYER POUR LA GRATUITÉ DES SOINS EN FAVEUR DE PLUS VULNÉRABLES
Tribune d’expression libre de Maître Charles OMAMBO LOSEKE, Consultant-Formateur Spécialisé en Droit sanitaire, Jurisconsulte, Auteur et Défenseur des droits des malades et des soignants.

Aucune nation ni aucun individu ne peut avoir de la grandeur s’il ne se soucie de ses plus petits. Martin Luther King, Oslo, 1964, Prix Nobel de la Paix.
Ces plus petits sont la clameur silencieuse des sans-voix, sans pouvoir, sans avoir et sans espoir. Dom Helder Camara.
Pour moi, la grandeur du pays se traduit et s’exprime notamment par sa capacité à s’occuper des vulnérables. C’est l’expression la plus haute et palpable de la solidarité nationale.
Pas une solidarité décorative et superficielle, faite d’intentions et de discours lors des campagnes électorales où chacun s’affiche « Papa social » ou « Maman sociale », mais une solidarité réelle.
Ainsi, je plaide pour les soins gratuits de l’indigent. Il n’a ni salaire, ni revenu, ni ressource. La procédure d’obtention de l’attestation d’indigence devrait être gratuite. On ne peut pas demander à celui qui n’a rien de venir encore enrichir l’État en payant de l’argent.
Je plaide pour les soins gratuits du militaire, du policier et de l’agent de sécurité, appelés « blessés de guerre ». Devenu inapte à cause du pays, ce dernier doit le soigner pour le reste de sa vie. Ses enfants mineurs devraient aussi être pris en charge en tout par l’État.
Je plaide pour les soins gratuits des malades mentaux, ceux qui ne peuvent pas travailler afin de subvenir à leurs besoins.
Je plaide pour les sourds, les muets et les aveugles. Qu’ils soient nés ainsi ou devenus par la suite, ils ont droit à la solidarité nationale dans sa forme la plus sublime : l’État.
Je plaide pour les soins gratuits des victimes d’atrophies des membres inférieurs ou supérieurs, ceux qui ne peuvent se déplacer ou marcher.
Je plaide pour les soins gratuits des vieillards affaiblis par l’âge et sans famille, ainsi que des enfants orphelins sans famille.
D’aucuns se demanderont d’où viendront les moyens pour faire face à ces charges ? Une telle question ne mérite pas d’être posée, car l’État a de grands moyens. Il suffit de canaliser et de les redistribuer rationnellement.
Voilà un défi lancé aux gestionnaires des États africains. Ils ont les capacités et les moyens nécessaires. Il suffit de vouloir.
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