LES MÉDECINS DES SERVICES PUBLICS AFFILIÉS AU SYMECO REPRENNENT LES SOINS DÈS CE LUNDI 10 AOÛT
Dès ce lundi 10 août, les médecins des services publics affiliés au Syndicat des médecins de la République Démocratique du Congo (Symeco) reprendront service dans les établissements hospitaliers publics.
Face aux récentes avancées enregistrées dans les engagements pris par le banc gouvernemental, le Symeco annonce, à travers un communiqué de presse publié ce dimanche 9 août, la suspension du mouvement de grève lancé depuis le 3 juillet dernier.
Le bureau exécutif national du syndicat explique que cette décision découle d’une évaluation minutieuse faite par les représentants provinciaux le vendredi 7 août.
Parmi les revendications prises en compte par le gouvernement, le syndicat évoque notamment « l’intégration effective de la paie complémentaire à la paie ordinaire de juillet 2026, la mécanisation de quelques médecins à la paie de juillet 2026, la convocation des travaux d’alignement de 800 médecins en paie complémentaire et la reprise affirmée de la régularisation de la situation administrative. »

Longtemps restées au cœur des désaccords entre les mouvements syndicaux et le banc gouvernemental, l’intégration de la paie complémentaire, la mécanisation et l’alignement progressif des médecins étant désormais acquis, le Symeco a levé l’option de reprendre la prestation totale des soins dans tous les services sanitaires publics de l’État.
Toutefois, tous les syndicats de médecins demeurent unanimes : le dialogue et le processus de mise en œuvre des autres engagements gouvernementaux doivent se poursuivre.
Après environ un mois de grève des médecins sur l’ensemble du pays, c’est le bout du tunnel. La reprise des soins constitue un soulagement pour les patients et un signal positif pour le système de santé public.
Mais la crainte demeure. Car la véritable épreuve réside désormais dans la capacité du gouvernement à maintenir ses engagements dans le temps.
Depuis les accords de Bibwa en 2024, les engagements pris par le gouvernement n’ont pas été satisfaits dans la durée.
À la place, le banc gouvernemental s’est souvent illustré par des réactions ponctuelles destinées à apaiser les tensions.
Cela a entraîné une crise de confiance des mouvements syndicaux face à un exécutif régulièrement asphyxié par les efforts budgétaires.
Pour le moment, la perspective de nouvelles grèves semble s’éloigner du secteur de la santé, déjà fortement impacté par la crise sanitaire liée au virus Ebola.
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