« L’ANTICORPS MONOCLONAL » AMÉRICAIN : UN ESPOIR THÉRAPEUTIQUE POUR LA RDC FACE À EBOLA BUNDIBUGYO
À la recherche d’un remède contre la souche Bundibugyo à la base de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans le nord-est de son territoire, la République Démocratique du Congo a fait une demande à l’administration américaine en vue de rendre disponible une molécule pour traiter les malades.
Mardi soir, lors du briefing animé conjointement avec le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a indiqué que cet « anticorps monoclonal » s’est avéré efficace en laboratoire contre les souches Zaïre, Soudan et Bundibugyo, les trois types d’Ebola connus à ce jour.
Cette annonce apparaît comme une lueur d’espoir dans un moment d’incertitude. Ne disposant d’aucun vaccin ni de traitement contre la souche Bundibugyo, à la base de l’épidémie déclarée le 15 mai, la RDC compte notamment sur ce traitement expérimental pour guérir davantage de malades.
« Nous allons utiliser, si les Américains nous le mettent à disposition, cet anticorps monoclonal », a affirmé le ministre Samuel Roger Kamba.

Si les tests en laboratoire donnent des résultats positifs, ce traitement n’a jamais été utilisé en situation réelle.
Raison pour laquelle il faut d’abord procéder aux essais cliniques avant le traitement en masse des personnes infectées.
En plus de cette molécule expérimentale, la RDC a également demandé des antiviraux. En attendant l’acquisition des anticorps monoclonaux et des antiviraux, le traitement des malades atteints d’Ebola se fait de façon symptomatique.
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