L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DES MÉDECINS au CENTRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SYNAMED-ASBL
Le Syndicat national des médecins a tenu, ce vendredi 29 mai, une assemblée générale consacrée à l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des praticiens. Réunissant une centaine de membres, ces assises ont également permis d’examiner les projets sociaux relatifs à l’acquisition de parcelles et de véhicules en faveur des médecins.
Prenant la parole, John Senga, secrétaire général du SYNAMED, a rappelé la nécessité de cette journée de réflexion sur les conditions de travail et de vie du médecin congolais. Il a souligné que si de nombreux médecins exercent aujourd’hui à l’étranger, c’est parce qu’ils ont fui les conditions précaires du pays pour trouver mieux ailleurs.
« Lorsque les personnalités politiques sont évacuées pour des soins à l’étranger, elles se retrouvent souvent face à ces mêmes médecins congolais qui ont quitté le pays, faute de conditions adéquates », a-t-il relevé.

Face à la recrudescence de la maladie à virus Ebola, le numéro un du SYNAMED-Asbl a insisté sur la nécessité de protéger le personnel de santé en première ligne.
Évoquant les 200 médecins décédés lors de la pandémie de COVID-19 sans reconnaissance gouvernementale, il a rappelé qu’au moins trois médecins ont déjà succombé à l’épidémie d’Ebola en cours dans le nord-est du pays, appelant à une meilleure prise en charge des praticiens.

Invitée à ces assises, Francine Ilela, présidente du Conseil d’administration du Fonds de Solidarité de Santé (FSS), est revenue sur la question de la protection sociale des médecins, qu’elle considère comme une condition essentielle au bon fonctionnement de l’organe. Elle a également évoqué l’assurance maladie obligatoire.
« Bien traiter les médecins est un droit que l’État doit garantir », a-t-elle affirmé, invitant les praticiens à travailler main dans la main.
La PCA du FSS a reconnu que la principale difficulté réside dans le financement : « Si nous voulons améliorer les conditions sociales des médecins, cela passe par les finances. »
Elle a toutefois rassuré que des efforts sont en cours, notamment avec la mise en place d’une taxe sur la santé prélevée obligatoirement sur tout produit, à l’exception des denrées alimentaires et des produits pharmaceutiques, ainsi que la signature d’un mémorandum d’entente avec l’administration américaine.

Après son intervention, l’assistance s’est penchée sur « l’autopsie » des conditions des médecins, en examinant en détail les projets Crédit Véhicule et Crédit Maison.
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