LA FÉDÉRATION DES SYNDICATS DES INFIRMIERS DÉNONCE LA DISCRIMINATION ET L’INÉGALITÉ DE TRAITEMENT AU SEIN DU SECTEUR DE LA SANTÉ
À la suite du lancement, le 10 août, des travaux de la sous-commission sur l’alignement des médecins, la Fédération des syndicats des infirmiers du Congo a organisé, ce mercredi 19 août, un sit-in devant le Secrétariat général à la Santé publique et Hygiène.
La plateforme réunissant les trois grands syndicats des infirmiers en RDC dénonce des inégalités de traitement et une discrimination flagrante de la part du secrétaire général de l’administration.
Les représentants des différentes structures syndicales s’insurgent du fait que les avantages octroyés par le ministère favorisent une seule catégorie professionnelle, au détriment de l’esprit d’équipe.
Exprimant son mécontentement, Néné Lokose, secrétaire exécutive provinciale de l’Union des infirmières et infirmiers du Congo (UNIIC/Kinshasa), explique : « Il fallait qu’on ordonne les travaux des sous-commissions de toutes les catégories professionnelles. Mais il s’avère qu’on a seulement ordonné pour une seule catégorie professionnelle, et nous nous sommes sentis discriminés. »
Pour les manifestants, le choix du Secrétariat général à la Santé n’est pas anodin ; les syndicats des infirmiers tenaient mordicus à s’adresser au patron de l’administration du secteur.
« Nous venons auprès du Secrétariat général car c’est lui le patron de l’administration. Et la correspondance qui avait annoncé les travaux de la sous-commission pour l’alignement d’une seule catégorie professionnelle émanait du secrétaire général à la Santé », a-t-elle renchéri.

Après ce sit-in, les infirmiers attendent un retour positif à leur requête. Au cas où rien ne change, la fédération syndicale avertit qu’elle se réserve le droit d’user de tous les moyens de pression garantis par la loi.
Le lancement des travaux de la sous-commission sur l’alignement des médecins a suscité une vague de mécontentement au sein des autres catégories de professionnels du secteur.
Le 13 août dernier, le Syndicat national des biologistes médicaux et techniciens de laboratoire de la RDC (SYNATEB) avait alerté sur le risque que représente cette décision pour la paix sociale au sein du secteur de la santé. Pour sa part, le Syndicat national des administratifs, licenciés, docteurs à thèse (SYNALIMAS) avait dénoncé ce qu’il qualifie de « faute administrative ».
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