GRÈVE DES MÉDECINS : « LE MOT D’ORDRE EST TOTALEMENT RESPECTÉ » SE RÉJOUIT LE SYNAMED KINSHASA
Tel qu’annoncé le 19 juin dernier par le bureau national du Synamed, la grève des médecins du service public de l’État, membres du syndicat, a officiellement débuté ce mercredi 24 juin sur l’ensemble du territoire national, à l’exception des zones touchées par les conflits ou des provinces sous état de siège.
À Kinshasa, au premier jour de la grève, les hôpitaux ont tourné au ralenti. Du Centre hospitalier universitaire Renaissance aux Cliniques universitaires, en passant par la Clinique Kinoise, Vijana, Cabinda ou encore le Centre hospitalier Roi Baudouin 1er de Masina, les blouses blanches ont respecté le mot d’ordre, affirme le docteur Patrick Boloko, secrétaire exécutif provincial du Syndicat national des médecins dans la capitale.
« Nous avons sillonné les quatre districts de la ville de Kinshasa… Et nous constatons une prise de conscience davantage des médecins. Et un mot d’ordre totalement respecté », a-t-il confié dans un entretien téléphonique à la rédaction d’Infos Santé Plus.

Si le Synamed entend maintenir la pression, il rassure que cela résulte du refus du gouvernement de discuter avec les représentants du personnel de santé.
« Nous ne grévons pas contre la population, car notre rôle est de rester auprès de nos malades. Là, c’est au vu de l’indifférence totale et de ce silence coupable du gouvernement de la République », précise le numéro un du Synamed à Kinshasa.
Ce mouvement de grève, annoncé depuis quelques semaines, survient après l’épuisement de toutes les voies de négociation. Bien avant le préavis de grève, le Syndicat national des médecins avait déposé, le 31 mars dernier, un cahier des charges auprès de la Première ministre. Mais toutes les sollicitations du mouvement syndical sont restées sans suite.
Découvertes

PRIX VIRCHOW 2026 : MUYEMBE RÉCOMPENSÉ 50 ANS APRÈS LA DÉCOUVERTE D’EBOLA

EBOLA BUNDIBUGYO : UN PREMIER CANDIDAT VACCIN DISPONIBLE POUR LES ESSAIS CLINIQUES


