GRATUITÉ DE LA MATERNITÉ EN PÉRIL, LES STRUCTURES DE SANTÉ ASSURANT LA CSU RÉCLAMENT 15 MOIS D’ARRIÉRÉS
Impayés depuis 15 mois, les structures de santé assurant la gratuité des soins maternels ne décolèrent pas. Ce vendredi 3 juillet, le collectif des établissements des services et soins de santé sous couverture santé universelle (CESS-CSU) a organisé un sit-in devant la Primature pour exiger le respect des engagements de l’exécutif national.
Face au non-respect des engagements du gouvernement, les établissements hospitaliers assurant la CSU soulignent que plusieurs démarches ont été menées afin de décanter la situation.
Dans un entretien accordé à Infos Santé Plus, le président du CESS-CSU, Josué Mota, déclare : « Nous avons écrit à plusieurs reprises aux autorités sectorielles mais sans suite. Nous avons même tenu une réunion avec le Directeur général du Fonds de solidarité de santé (FSS), il ne nous a fait que des promesses. C’est ainsi que nous nous sommes décidés à organiser le sit-in pour revendiquer notre droit. »

Parmi les revendications, les structures de santé exigent l’application de la convention de collaboration du 5 septembre qui fixe le paiement de la facture 15 jours après sa validation par le Fonds de solidarité de santé. « Chose qui n’a jamais été faite », déplore le président du collectif.
Ce retard de paiement des frais de la CSU a des répercussions sur les établissements hospitaliers : « Nous sommes en difficulté pour faire fonctionner nos structures. Il n’y a pas d’approvisionnement en médicaments et autres intrants pour la meilleure prise en charge de nos malades. De plus, l’impaiement des prestataires engendre la démotivation », renchérit Josué Mota.
En cas de non-paiement, le collectif menace de suspendre la gratuité des soins. Si une délégation a finalement été reçue par la Première ministre, les structures de santé entendent obtenir le paiement sans délai de leur dû.
Dès le lancement de son premier volet, gratuité des soins maternels et prise en charge du nouveau-né, en septembre 2023, la CSU s’est heurtée à un problème de paiement des frais hospitaliers.
Entre mai et juin 2025, les structures de santé assurant la prise en charge gratuite des accouchements avaient annoncé la suspension partielle de la gratuité des soins suite aux arriérés de paiement non réglés par le FSS.
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