EBOLA : L’OIM INTENSIFIE LE CONTRÔLE DES VOYAGEURS DANS LES PAYS À RISQUE
Dans le cadre de l’appui à la lutte contre la propagation de la maladie à virus Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo et l’Ouganda, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec les gouvernements de plusieurs pays d’Afrique de l’Est, renforce le dispositif de contrôle des voyageurs pour limiter le risque de transmission transfrontalière.
Selon un communiqué publié en juin dernier, l’OIM indique avoir réalisé « plus d’un million de dépistages sanitaires aux frontières et le long des principaux axes de circulation transfrontaliers et corridors de voyage dans les pays touchés ou à risque par Ebola. »
Le mouvement quotidien des populations constitue un défi majeur pour la riposte contre Ebola. Dans la province de l’Ituri, foyer de l’épidémie en RDC, « plus de 16 000 personnes franchissent chaque jour les frontières poreuses », indiquent les données de la matrice de suivi des déplacements de l’OIM.
D’après le gouvernement congolais, à ce jour 97 % des voyageurs sont systématiquement contrôlés aux points d’entrée. Grâce à l’intensification de ses efforts de lutte, l’agence des Nations unies espère donner un coup de frein à la propagation du virus dans les zones non touchées.
À Kinshasa, les corridors érigés récemment à l’aéroport international de N’djili permettent une surveillance accrue grâce aux dispositifs de dépistage sanitaire qui y sont installés. Ces passerelles utilisées par les voyageurs et le personnel aéroportuaire contribuent à renforcer les efforts de prévention.
La région des Grands Lacs étant l’un des corridors de mobilité les plus dynamiques d’Afrique, les Nations unies martèlent le rôle crucial des autorités sanitaires frontalières pour limiter la transmission transfrontalière.
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