LES SYNDICATS DU SECTEUR DE LA SANTÉ MULTIPLIENT LES REVENDICATIONS, LE GOUVERNEMENT FACE À DE NOMBREUX DÉFIS : LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA SANTÉ
Tribune d’expression libre de Me Charles OMAMBO LOSEKE, Consultant-Formateur, Spécialisé en Droit sanitaire, Jurisconsulte, Écrivain, Défenseur des droits des malades et des soignants.
Observateur engagé et attentif du secteur de la santé publique en RDC et dans le monde depuis plus d’une décennie, je constate depuis plusieurs années, mais avec une intensité particulière ces trois derniers mois, une forte agitation revendicative des syndicats du secteur de la santé.
Depuis la dernière grève des médecins du secteur public, les autres syndicats du même secteur ne cessent de lancer des cris de détresse socio‑salariale et appellent le Gouvernement à agir vite.
Parmi ces syndicats qui haussent le ton en faveur de leurs membres, on peut citer notamment le SYNMPR, le SYNASAFCO, le SYNAPETAS, le SYPSCO, le SYCO, le SYNALIMAS, le SYNAPMS, le SYNCAS, la FSIC, la CMSA, ainsi que le SYNATEB.

Il va sans dire qu’il y a véritablement un problème à résoudre, mieux, des problèmes à résoudre. Ces difficultés dépassent très largement le cadre restreint du ministère de la Santé ou de la Fonction publique, me semble-t-il. Elles concernent l’ensemble du Gouvernement, mieux encore la cohérence et la mise en pratique de la politique nationale en matière de santé.
Nous suggérons la tenue des États généraux de la santé publique, afin d’examiner en profondeur ce qui semble bloquer la machine, alors que l’État congolais s’est engagé résolument à améliorer son système de santé.
Notre Gouvernement a toujours été attentif aux revendications légitimes des fonctionnaires. En revanche, il lui est très difficile de résoudre de manière séparée les problèmes spécifiques de chaque groupe. Malgré sa volonté de le faire, il est confronté à de nombreux défis sécuritaires et sociaux, en particulier l’épidémie actuelle du virus Ebola. Et chaque fois qu’il y a épidémie, notre Gouvernement a toujours réagi vigoureusement et efficacement. Pour cela, il mérite mes sincères félicitations.
La santé étant un domaine hautement prioritaire, et en attendant la tenue des États généraux, nous suggérons au Gouvernement d’appeler ses employés du secteur santé à la table de négociation collective afin d’évaluer le taux d’exécution des accords de Mbudi.
Vu sous l’angle des droits des malades, la Fondation Charles Omambo Loseke (FONDACOL) considère que ces mécontentements des professionnels et administratifs de la santé causent de sérieux dommages aux patients. Car l’on peut se demander dans quel état physique et mental se trouvent ces acteurs censés soigner les malades.
D’où l’urgence d’agir vite et efficacement pour préserver la sécurité des patients et les droits des malades.
Découvertes

PRIX VIRCHOW 2026 : MUYEMBE RÉCOMPENSÉ 50 ANS APRÈS LA DÉCOUVERTE D’EBOLA

EBOLA BUNDIBUGYO : UN PREMIER CANDIDAT VACCIN DISPONIBLE POUR LES ESSAIS CLINIQUES

ÂGE, DÉMOGRAPHIE, PAUVRETÉ, PRÉSENCE DE LA NÉPRILYSINE… DES CHERCHEURS CONGOLAIS ÉTABLISSENT LE PROFIL DE LA DÉMENCE EN RDC
Émission « Grand Entretien »
À lire aussi

DISPARITION DE LUCIEN MOKASSA : LA SECTION DU SYNAMED AUX CUK DÉNONCE UNE INTERPELLATION IRRÉGULIÈRE ET EXIGE SA LOCALISATION
