LES STRUCTURES DE SANTÉ AFFILIÉES À LA CSU ACCORDENT 10 JOURS AU GOUVERNEMENT POUR APURER LES ARRIÉRÉS DES PRESTATIONS DE SOINS MATERNELS
Depuis plusieurs mois, la gratuité des soins maternels au sein des établissements hospitaliers partenaires du gouvernement est menacée par le non-paiement des arriérés des prestations des structures privées affiliées à ce vaste programme.
À travers une correspondance adressée au ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, le Collectif des établissements des services et soins de santé sous Couverture Santé Universelle (CESS-CSU) a transmis, mercredi 19 août, une mise en demeure relative aux factures impayées des prestations liées à la gratuité des soins maternels. Le collectif accorde au gouvernement central un délai de dix jours pour régulariser sa situation.
Outre les factures impayées, les structures assurant la prise en charge des soins maternels dans le cadre de la gratuité de la maternité, premier volet de la CSU, dénoncent le fait que leurs multiples requêtes auprès de l’exécutif national restent sans réponse. Pour le collectif, cette attitude traduit « un manque de considération envers les établissements de soins de santé ».
« Malheureusement, cette situation de non-paiement est devenue un véritable calvaire pour les établissements de soins de santé », déplorent les représentants des hôpitaux dans leur correspondance.
Selon le collectif, les structures de santé accumulent entre 12 et 15 mois d’arriérés de paiement, notamment celles frappées par la suspension du règlement des factures suite à des suspicions de tricherie.
Alors que le gouvernement avait procédé, fin juin dernier, au paiement de 30 % des arriérés (couvrant la période d’août à décembre 2025), les 70 % restants demeurent impayés jusqu’à ce jour.
À cela s’ajoutent 40 % des factures du mois de juillet 2025 encore non réglées, tandis que la totalité des prestations de janvier à juin 2026 reste impayée. Pour les établissements cumulant 15 mois d’arriérés, la dette comprend les factures des prestations allant de mars 2025 à juin 2026.
Face à la crise engendrée par cette situation, la correspondance adressée au ministre de la Santé publique souligne : « la vive tension sociale créée par cette situation nous oblige à vous mettre en demeure de régler l’intégralité des sommes dues dans un délai de dix jours à compter de la réception de la présente ».

Au cas où les arriérés ne seraient pas soldés à l’échéance du délai imparti, le CESS-CSU menace de suspendre les prestations liées à la gratuité de la maternité. Les représentants des structures de santé partenaires du gouvernement annoncent également la tenue d’une marche pacifique devant la Présidence de la République, afin de saisir directement le chef de l’État, initiateur de la couverture santé universelle.
La suspension des prises en charge des femmes enceintes, des accouchements et des nouveau-nés dans les établissements privés et conventionnés partenaires du gouvernement risque de porter un énorme coup à ce programme phare du deuxième quinquennat du président Tshisekedi.
Les établissements publics n’étant pas en mesure d’assurer seuls la prise en charge de toutes les patientes, l’exécutif national devrait s’y pencher et trouver au plus vite un consensus en vue d’une issue favorable.
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